Par Alexandra Boogers (OLV Antwerpen/Anvers)

On était six jeunes à aller travailler au centre FVS, trois jeunes Burundais (Hidoine, Ariel Fabrice et Bonheur) et trois jeunes Européennes (Zsuzsanna de Hongrie, Maire-Aimée de France et Alexandra de Belgique).

FVS/AMADE est l’abréviation de ‘Famille pour Vainqueur du SIDA / Amies à la Défense des Droits des Enfants’. C’est un centre de transit qui accueille des enfants orphelins et des enfants qui ont besoin de soins spéciaux médicaux. Ce ne sont donc pas seulement les enfants qui sont victimes du SIDA qui y sont accueillis. A la fondation du centre c’était le cas, mais les critères se sont élargis quand la guerre a commencé.

Le but de notre visite était de vivre avec et comme les enfants. Ils ont tous des devoirs dans le ménage : trier les haricots, nettoyer le sol, faire la lessive … Alors, on a participé à ces devoirs. Les enfants sont très ouverts à vouloir apprendre, surtout des mots en français et en anglais. On leur a appris à compter en anglais.
Vivre comme eux inclut manger comme eux. D’abord laver la main gauche et puis pétrir la pâte et la tremper dans une sauce de haricots et de choux blancs. Ça goutait pas mal, mais pour manger ça tous les jours comme les enfants, n’est pas très agréable.

La chose qui m’a le plus touchée est que les enfants sont comme une grande famille. Aider les autres est la chose la plus normale du monde pour eux. La fraternité entre eux est très forte.

Pendant les 5 jours qu’on a travaillé au FVS, on a été témoin de deux réinsertions. D’abord on a accompagné Alphonse et Alphonsine – des jumeaux – chez leur mère. On a découvert les quartiers les plus pauvres en nus rendant à la maison de la maman. C’était très touchant de voir la pauvreté et quand même les enfants heureux et plein d’espoir.
Un autre enfant, Cédric, a du dire au revoir aux autres. Il y avait une famille d’accueil pour lui.

Les enfants étaient très heureux de notre visite. Leurs nombreux dessins en étaient la preuve. Quand on arrivait le matin, ils nous donnaient tous des mamours. Et quand on partait, ils disaient ‘Gumaha’. C’est la traduction Kirundi de ‘Reste ici!’. Ils nous prenaient nos sacs à dos pour empêcher notre départ. L’amour qu’on reçoit des ces enfants est énorme.

Je suis très heureuse d’avoir pu participer à cet expériment. L’espoir et la joie que j’ai découverte là-bas est quelque chose que je n’oublierai jamais.